ON Y VA DANS L’ORGANISATION INTERNATIONALE DE MÉDIATION.
L’Organisation Internationale pour la Médiation (OIM) concrétise pour la première fois cette vision fondatrice en lui donnant une base institutionnelle multilatérale effective. Elle est implantée à Hong Kong avec plusieurs représentants d’États (32 pays adhérents fondateurs dont le Gabon) souhaitant promouvoir une approche non juridictionnelle du règlement des différends internationaux. Elle constitue la première structure intergouvernementale spécifiquement conçue pour offrir des services de médiation couvrant les différends interétatiques, les conflits entre États et ressortissants étrangers, ainsi que les litiges commerciaux internationaux entre parties privées.
L’OIM s’inscrit dans le cadre de l’article 33 de la Charte des Nations Unies. Elle propose une alternative consensuelle, confidentielle et flexible aux modes classiques de règlement des différends, dans un contexte marqué par la recherche croissante d’un multilatéralisme inclusif et opérationnel.
Portée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora, cette initiative vise à renforcer les dispositifs de règlement pacifique des différends, notamment dans les domaines du commerce international et des investissements. Elle s’inscrit également dans une volonté affirmée de consolider les relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, partenaire stratégique dans ce processus. Par cette adhésion, le Gabon réaffirme son attachement au multilatéralisme et à une diplomatie fondée sur le dialogue.
L’OIM devra relever plusieurs défis structurants pour s’imposer durablement dans le paysage international du règlement des différends. L’absence d’adhésion initiale de la majorité des grandes puissances occidentales pourrait limiter son influence normative à court terme, bien que son modèle attire progressivement un nombre croissant d’États issus du Sud global. L’effectivité des accords de médiation reposera sur la mise en place de dispositifs incitatifs ou de reconnaissance mutuelle, la médiation n’impliquant pas d’obligation exécutoire par défaut. L’enjeu de la représentativité géopolitique, notamment en matière de diversité des médiateurs et d’équilibre des désignations, influencera la légitimité institutionnelle à mesure que de nouveaux membres rejoindront la Convention. Enfin, si le choix de Hong Kong comme siège opérationnel confère des avantages logistiques et juridiques indéniables, il soulève également des interrogations sur la perception d’indépendance. Une gouvernance transparente, une répartition équilibrée des responsabilités, et l’ouverture à des observateurs tiers renforceront la crédibilité de l’organisation à moyen terme.
GABON INTERNATIONAL


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