GABON-VATICAN : Le Gabon consolide son dialogue diplomatique avec le Saint-Siège.
Le Vatican se compose de deux entités juridiques distinctes : le Saint-Siège, entité spirituelle, et l'État de la Cité du Vatican, entité temporelle. Le lien entre ces deux entités est le pape, chef du spirituel et du temporel, disposant du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). De nos jours, le Vatican est la représentation temporelle du Saint-Siège et de l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine. L'État de la Cité du Vatican est, lui, créé le 11 février 1929 aux termes des accords du Latran, signés par l'Italie représentée par Benito Mussolini et par le Saint-Siège représenté par le cardinal Pietro Gasparri.
Le Vatican, important site archéologique du monde romain, situé sur la colline du même nom, est le siège de la papauté et du monde catholique. Selon l'historiographie catholique, il remonte à saint Pierre lui-même, comme premier évêque de Rome, et constitue le centre officiel de tout le christianisme depuis l'empereur Constantin Ier (ive siècle), mais ce point de vue n'est pas forcément partagé par tous les historiens ni par toutes les confessions chrétiennes.
L'État de la Cité du Vatican est une monarchie absolue, de droit divin et élective, dirigée par le Pontife romain et évêque de Rome, le dernier en date étant le pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025 à la suite du décès de son prédécesseur, François, le 21 avril 2025. Le pape y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.
Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit pays du monde. Toutefois, l' État du Vatican n'est pas un État souverain au sens strict, puisqu'il n'est pas lui-même sujet de droit international et se fait représenter par le Saint-Siège, dont les compétences s'étendent au-delà du seul État du Vatican aux ambassades, sous l'autorité du pape qui est à la fois le souverain du Saint-Siège et le dirigeant du Vatican. De plus, il n'a pas de nationaux en propre et sa puissance souveraine sur son territoire est, dans certaines circonstances et sur certaines parcelles définies par l'accord du Latran, partagée avec l'État italien (notamment la place Saint-Pierre). De ce fait, selon la convention de Montevideo, le statut juridique international du Vatican n'est, d'après certains juristes, pas celui d'un État, mais plutôt celui d'un sujet international analogue à une organisation internationale telle que l'ONU.
À ce titre, les ambassades (nonciatures) et propriétés du Saint-Siège hors-les-murs ne relèvent pas de l'État du Vatican, mais de la seule autorité du Saint-Siège, manifestée à travers ses institutions (regroupées dans la Curie romaine siégeant au Vatican) et son souverain.
Ce déplacement officiel intervient quelques mois après la participation du Chef de l'État à la Messe inaugurale du Pontificat de Sa Sainteté le Pape Léon XIV en mai dernier. Il s'inscrit dans une démarche de consolidation des liens diplomatiques et sacrés traditionnellement forts entre la République Gabonaise et le Saint-Siège. Cela traduit une démarche à la fois spirituelle et stratégique dans un contexte où le Gabon cherche à consolider son image à l’internationale, cette visite au Vatican réaffirme la profondeur des liens historiques unissant le pays au Saint-Siège.
Sur le plan diplomatique, ce déplacement renforce la dimension éthique de la politique étrangère du Président OLIGUI NGUEMA, déjà engagé dans une diplomatie d’ouverture et de dialogue. En renouant avec la tradition des échanges entre Libreville et le Saint-Siège, le Gabon projette l’image d’un État attaché à la fois à ses valeurs spirituelles et à son rôle de partenaire responsable sur la scène internationale.
S'il souhaitait que cette visite soit un signe d’espérance et de renouveau pour le peuple gabonais et pour tous ceux qui œuvrent au service de l’humanité, le symbole est d’autant plus fort que le chef de l’État a ensuite été reçu à la Secrétairerie d’État par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, et Mgr Daniel Pacho, sous-secrétaire pour le secteur multilatéral.
Ces entretiens cordiaux ont permis de saluer la qualité des relations entre le Gabon et le Vatican, tout en réaffirmant la volonté commune de les consolider. Un accent particulier a été mis sur la situation politique et socio-économique du Gabon, ainsi que sur la coopération avec l’Église catholique locale, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle, afin de mieux répondre aux aspirations des jeunes générations.
GABON INTERNATIONAL



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