GABON-VATICAN : Le Gabon consolide son dialogue diplomatique avec le Saint-Siège.

L'État de la Cité du Vatican est un micro-État européen. Il s'agit du support territorial du Saint-Siège enclavé dans la ville de Rome, capitale de l'Italie. Il comptait officiellement 764 habitants en 2023 sur une superficie totale de 0,439 km2, ce qui en fait le plus petit État au monde, ainsi que le moins peuplé.

Le Vatican se compose de deux entités juridiques distinctes : le Saint-Siège, entité spirituelle, et l'État de la Cité du Vatican, entité temporelle. Le lien entre ces deux entités est le pape, chef du spirituel et du temporel, disposant du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). De nos jours, le Vatican est la représentation temporelle du Saint-Siège et de l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine. L'État de la Cité du Vatican est, lui, créé le 11 février 1929 aux termes des accords du Latran, signés par l'Italie représentée par Benito Mussolini et par le Saint-Siège représenté par le cardinal Pietro Gasparri.

Le Vatican, important site archéologique du monde romain, situé sur la colline du même nom, est le siège de la papauté et du monde catholique. Selon l'historiographie catholique, il remonte à saint Pierre lui-même, comme premier évêque de Rome, et constitue le centre officiel de tout le christianisme depuis l'empereur Constantin Ier (ive siècle), mais ce point de vue n'est pas forcément partagé par tous les historiens ni par toutes les confessions chrétiennes.

L'État de la Cité du Vatican est une monarchie absolue, de droit divin et élective, dirigée par le Pontife romain et évêque de Rome, le dernier en date étant le pape Léon XIV, élu le 8 mai 2025 à la suite du décès de son prédécesseur, François, le 21 avril 2025. Le pape y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.

Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit pays du monde. Toutefois, l' État du Vatican n'est pas un État souverain au sens strict, puisqu'il n'est pas lui-même sujet de droit international et se fait représenter par le Saint-Siège, dont les compétences s'étendent au-delà du seul État du Vatican aux ambassades, sous l'autorité du pape qui est à la fois le souverain du Saint-Siège et le dirigeant du Vatican. De plus, il n'a pas de nationaux en propre et sa puissance souveraine sur son territoire est, dans certaines circonstances et sur certaines parcelles définies par l'accord du Latran, partagée avec l'État italien (notamment la place Saint-Pierre). De ce fait, selon la convention de Montevideo, le statut juridique international du Vatican n'est, d'après certains juristes, pas celui d'un État, mais plutôt celui d'un sujet international analogue à une organisation internationale telle que l'ONU.

À ce titre, les ambassades (nonciatures) et propriétés du Saint-Siège hors-les-murs ne relèvent pas de l'État du Vatican, mais de la seule autorité du Saint-Siège, manifestée à travers ses institutions (regroupées dans la Curie romaine siégeant au Vatican) et son souverain.

Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA accompagné de la Première dame Zita OLIGUI NGUEMA, étaient en visite à Rome, en Italie le 29 octobre dernier, suite à l'invitation de Sa Sainteté le Souverain Pontife Léon XIV.

Ce déplacement officiel intervient quelques mois après la participation du Chef de l'État à la Messe inaugurale du Pontificat de Sa Sainteté le Pape Léon XIV en mai dernier. Il s'inscrit dans une démarche de consolidation des liens diplomatiques et sacrés traditionnellement forts entre la République Gabonaise et le Saint-Siège. Cela traduit une démarche à la fois spirituelle et stratégique dans un contexte où le Gabon cherche à consolider son image à l’internationale, cette visite au Vatican réaffirme la profondeur des liens historiques unissant le pays au Saint-Siège.

Au-delà du caractère religieux, l’entretien avec le Pape Léon XIV s’inscrit dans une logique de coopération élargie, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, secteurs où l’Église catholique joue un rôle central au Gabon. Cette audience témoigne d’une volonté commune de promouvoir la paix, la justice sociale et la protection de la jeunesse, dans un monde marqué par les crises et les fractures.

Sur le plan diplomatique, ce déplacement renforce la dimension éthique de la politique étrangère du Président OLIGUI NGUEMA, déjà engagé dans une diplomatie d’ouverture et de dialogue. En renouant avec la tradition des échanges entre Libreville et le Saint-Siège, le Gabon projette l’image d’un État attaché à la fois à ses valeurs spirituelles et à son rôle de partenaire responsable sur la scène internationale.

S'il souhaitait que cette visite soit un signe d’espérance et de renouveau pour le peuple gabonais et pour tous ceux qui œuvrent au service de l’humanité, le symbole est d’autant plus fort que le chef de l’État a ensuite été reçu à la Secrétairerie d’État par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, et Mgr Daniel Pacho, sous-secrétaire pour le secteur multilatéral.

Ces entretiens cordiaux ont permis de saluer la qualité des relations entre le Gabon et le Vatican, tout en réaffirmant la volonté commune de les consolider. Un accent particulier a été mis sur la situation politique et socio-économique du Gabon, ainsi que sur la coopération avec l’Église catholique locale, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle, afin de mieux répondre aux aspirations des jeunes générations.

En rencontrant le Pape Léon XIV, le président gabonais rejoint la liste des premiers chefs d’État reçus par le pape, dont le pontificat, encore jeune, suscite un vif espoir sur le continent africain, où le catholicisme demeure profondément enraciné. Au Gabon, l’Église catholique a joué un rôle majeur dans la vie sociale, politique et éducative du pays depuis son implantation par Mgr Jean-Rémi Bessieux le 28 septembre 1844. De plus, à travers son réseau d'établissements secondaires, primaires et professionnels, elle a largement contribué à la formation d'une grande partie de l'élite nationale et à l'essor du système éducatif. enfin, l’organisation du Dialogue national inclusif avait d’ailleurs été mené par l’archevêque de Libreville, Mgr Jean Patrick Iba-Ba, en avril 2024.





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