7ème SOMMET UE – UA : OLIGUI SANS CIRCONLOCUTION
Cette rencontre de haut niveau a réuni les dirigeants africains et européens autour des enjeux de paix, de sécurité et d’intégration régionale, au cœur des priorités partagées entre l’Afrique et l’Europe. Elle a surtout permis de réaffirmer l'engagement commun en faveur de la vision conjointe pour 2030, adoptée lors du 6ème sommet en 2022, soulignant les progrès accomplis et le travail en cours pour un suivi efficace. Cette coopération, "qui n'a cessé de s'approfondir en termes de portée, d'ambition et d'importance politique", selon le communiqué conjoint publié par les deux entités, est intrinsèquement liée aux ambitions de l'Agenda 2063 de l'Union africaine et aux Objectifs de développement durable des Nations unies. Et illustre une volonté partagée d'aligner les agendas stratégiques pour bâtir un avenir commun. Le précédent sommet, tenu à Bruxelles en février 2022, avait déjà posé les bases d’un dialogue renforcé sur la paix, la sécurité et le développement économique. Le rendez-vous de Luanda a poursuivi cette dynamique, tout en abordant de nouveaux enjeux stratégiques, comme le rôle croissant de l’Afrique sur la scène mondiale.
À travers sa participation, le Gabon réaffirme son engagement pour une coopération équilibrée, porteuse de stabilité, de développement et d’opportunités partagées entre l’Afrique et l’Europe. Le Président de la République, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, a donné un discours sans circonlocution à Luanda. Dans son allocution, le Président de la République a rappelé l’importance d’un partenariat fondé sur des valeurs partagées et une vision commune, soulignant l’urgence d’une réforme profonde de la gouvernance mondiale pour la rendre plus juste, inclusive et représentative des aspirations africaines et européennes. Il a insisté sur la nécessité de refonder le multilatéralisme autour de l’équité et des besoins des populations, tout en soulignant que le partenariat UA-UE peut incarner ce renouveau, à condition de peser davantage dans les instances décisionnelles mondiales, notamment au Conseil de sécurité.
Abordant les enjeux sécuritaires, le Président de la République a dénoncé avec force la prolifération des armes en Afrique, malgré les embargos, rappelant que les pays touchés « ne fabriquent ni armes ni munitions » et que ces flux illégaux, issus de réseaux extérieurs, alimentent les crises du Sahel au Soudan, des Grands Lacs à la Corne de l’Afrique. Il a appelé à un renforcement réel des capacités africaines de prévention et de maintien de la paix, tout en exhortant l’Union européenne à intensifier son appui, notamment à travers le Fonds européen pour la paix et l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (APSA). Évoquant les conséquences des crises extérieures, il a cité la guerre en Ukraine, dont les perturbations sur les chaînes céréalières accentuent la vulnérabilité économique et alimentaire du continent. Le Président de la République a réaffirmé que le Gabon, havre de paix et pays stable, demeure un partenaire fiable et attractif pour les investissements étrangers.
Au nom du Gabon, Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a défendu deux principes majeurs, d’une part, l’exigence pour l’Afrique d’être pleinement actrice de son propre développement, en valorisant ses ressources, en fixant ses priorités et en accélérant l’industrialisation verte et la transformation locale et d’autre part, la nécessité de restaurer un multilatéralisme fondé sur la solidarité, au service des peuples, et non sur les rivalités d’influence. Il a conclu en réaffirmant que seule l’unité, la foi, la solidarité et le sens des responsabilités permettront d’édifier une paix durable et une prospérité partagée entre l’Afrique et l’Europe.
Dans leur communiqué final publié mardi 25 novembre 2025, les deux institutions continentales saluent leur partenariat « unique et stratégique » et prennent de nombreux engagements. Parmi eux, celui de soutenir et de promouvoir le multilatéralisme, de renforcer leurs relations commerciales, de développer leur collaboration sur les minerais stratégiques ou encore de juguler l’immigration illégale tout en favorisant la mobilité des citoyens des deux blocs.
GABON INTERNTIONAL


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