LA CHUTE DE LA DYNASTIE BONGO : LES RÉACTIONS INTERNATIONALES

 

Il est notoire que la première réaction, et la plus attendue, a été la réaction de la population Gabonaise. De ce fait, la population gabonaise avait manifesté clairement son enthousiasme et sa joie face à ce coup d'État de la part de l'armée. Les population ont envahi, de suite, les différentes rues sur l'étendu du territoire national, lors de l'annonce du CTRI sur l'annulation des résultats tronqués et la dissolution des institutions.

En dépit des nuances de l'euphorie de la population Gabonaise, les principaux partenaires du Gabon ont eu à désapprouvé le coup d'État du 30 août 2023. La France, souvent pointée du doigt pour ses postures face aux prises de pouvoir anticonstitutionnelles au sein de ses ex-colonies d'Afrique, a aussi condamné le coup d'État du CTRI. L'Union Européenne condamne également le coup d'État tout en insistant sur les irrégularités qui ont entravé le processus électoral.

Les États-Unis ont, quant-à-eux, demandé à l'armé Gabonaise de préserver le régime civil. Après le coup d'État, les États-Unis ont suspendu l'intégralité de leur aide au Gabon indiquant cependant être prêts à revenir sur leur décision en cas de progrès démocratiques. "Nous la reprendrons en même temps que des actions concrètes du gouvernement de transition vers l'établissement d'un régime démocratique", avait indiqué dans un communiqué le porte-parole du département d'État, Matthew Miller. Cependant, depuis le 01 janvier 2024, le président américain Joe BIDEN a officiellement annoncé l'exclusion du Gabon du programme commercial dénommé African Growth and Opportunity Act (AGOA).

La Chine avait appelé à garantir la sécurité du président déchu. Tandis que la Russie avait dit suivre la situation avec une profonde préoccupation.

L'Union Africaine a réagi en suspendant instamment le Gabon, alors que la Communauté Économique des États de l'Afrique Central (CEEAC) a opté pour une approche équilibrée, dans la mesure où, après avoir désavoué le coup d'État, elle mandate néanmoins Faustin-Archange TOUADÉRA, le président de la République Centrafricaine, comme facilitateur. Une attitude similaire est adoptée par l'ONU qui, après avoir dénoncé la tournure des événements au Gabon, permet tout de même à Raymond NDONG SIMA, le premier ministre de transition, de s'exprimer à la tribune lors de la 78 ème Assemblé Générale des Nations Unies. Au niveau de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), les États membres semblent avoir pris acte de la nouvelle situation. En témoignait le voyage officiel du général de brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, le président de la Transition au GABON, en Guinée Équatoriale le 19 septembre 2023 et la visite d'une délégation tchadienne reçue à Libreville le 20 septembre 2023.

Il y a également des suspensions de la part de certaines institutions financières. Cependant, elles sont revenues à des meilleurs sentiments suite aux efforts émis par le ministre Mays Mouissi, ministre de l'Economie et des Participations gabonais.


GABON INTERNATIONAL

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