ANKARA ET LIBREVILLE
Les détroits du Bosphore (à l'est-nord-est) et des Dardanelles (à l'ouest-sud-ouest) relient respectivement cette mer à la mer Noire et à la Méditerranée. Ces deux bras de mer forment ce qu'on appelle les Détroits. La Turquie est située pour sa majeure partie (97 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une petite partie du pays se trouve en Europe (3 %), la Thrace orientale.
La Turquie est membre fondateur de l'ONU (1945), OCDE (1960), l'Organisation de la coopération Islamique OCI (1969), G-20 (1999) et membre (non fondateur) du Conseil de l'Europe (depuis le 9 août 1949) et l’OTAN (depuis le 18 février 1952). Elle abrite des bases américaines à İncirlik, Izmir et Ankara. La Turquie est un allié historique important des États-Unis depuis la guerre froide du fait de sa position par rapport à l'URSS. Cette entente a néanmoins faibli durant la dernière guerre d'Irak, où les deux pays se sont opposés sur la question kurde, la Turquie craignant qu'un pouvoir kurde trop fort en Irak ne favorise les prétentions indépendantistes des Kurdes de Turquie.
La Turquie occupe une position géographique stratégique, elle se trouve au carrefour des grandes routes de l'énergie, et use de cette position pour tenter de s'imposer dans un rôle de courtier. Elle peut ainsi défendre sa sécurité énergétique et les intérêts de ses entreprises sur le plan régional, et augmenter ses revenus en prélevant des taxes sur les oléoducs et gazoducs passant sur son territoire.
Le tourisme médical est une nouvelle constante dans le secteur touristique turc, bon nombre d'Européens et d’Africains partent passer des vacances tout en se soignant. Le pays dispose de bon nombre de sources thermales qui tirent le tourisme des côtes vers le centre du pays.
Cette rencontre de haut niveau, conduite dans la solennité du protocole républicain, a donné lieu à un entretien en tête-à-tête entre les deux Chefs d’État, suivi d’une séance de travail élargie aux délégations officielles. À l’issue de cette journée de travail, huit protocoles d’accord ont été signés dans des secteurs clés tels que :
– Création d’un Conseil d’affaires Gabon-Turquie
– Coopération en santé militaire
– Mise en œuvre d’une aide financière
– Coopération dans les domaines de l’énergie, des hydrocarbures, du pétrole et du secteur minier
– Éducation, formation professionnelle et enseignement technique.
Le Président de la République a salué la qualité des discussions, l’accueil réservé à la délégation gabonaise, ainsi que l’intérêt manifeste des investisseurs turcs. Il a présenté les réformes en cours au Gabon et réaffirmé sa volonté d’ouvrir le pays à des partenariats fructueux.
Il convient de rappeler que les échanges entre la Turquie et le Gabon, bien qu’en progression, restent encore modestes comparés à leur potentiel. C’est pourquoi la signature de nouveaux accords économiques est vivement attendue afin d’instaurer un cadre juridique stable et incitatif pour les investisseurs des deux pays.
Cette visite officielle constitue également un signal fort envoyé à la communauté internationale. D’une part, elle traduit le souhait d’Ankara de consolider ses alliances africaines au-delà des relations traditionnelles avec l’Afrique du Nord. D’autre part, elle permet à Libreville de s’affirmer comme un acteur diplomatique stable et attractif.
Les deux parties ont conclu une série d’accords de coopération à l’issue de cette visite, illustrant la volonté partagée d’approfondir une relation fondée sur le respect mutuel et les intérêts communs. Ainsi, cette rencontre présidentielle pourrait marquer un tournant décisif dans la diplomatie gabonaise.


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