LE GABON : POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE.

Au Gabon, la question de la gouvernance fait débat et devrait se trouver au cœur des revendications des populations. L’absence d’alternance politique au sommet de l’État entraîne une faiblesse des institutions et favorise la corruption. Dans le même temps, la séparation des pouvoirs paraît compromise par la centralisation du pouvoir entre les mains de l’exécutif, laissant peu de marge de manœuvre aux pouvoirs législatif et judiciaire. En effet, ces nombreux dysfonctionnements expliquent l'inefficacité des politiques publiques.

De ce fait, l’importance d’une meilleure transparence dans la gestion des affaires publiques, la nécessité d’une plus grande responsabilité, les vertus d’une bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont des aspects qui vise à améliorer les performance d’une bonne gouvernance. Ou encore modifier en profondeur les structures gouvernementales, améliorer la formation des agents de l’administration, amender la législation (adopter par exemple, des lois favorables à la liberté de l’information), améliorer le fonctionnement du système judiciaire et rendre plus rigoureuse l’application de la loi seraient des actions primordiales pour l’instauration d’une bonne gouvernance.

Le Gabon doit bénéficier d’institutions publiques plus performantes. Il est indispensable d’élargir les pouvoir des groupements indépendants (Organisation Non Gouvernementale) en tant que contrôleurs de la dépense publique. Le Gabon doit améliorer la capacité de ses médias de dénoncer les carences du gouvernement et le processus électoral.

Entre transparence, responsabilité, gouvernance, lutte contre la corruption et la promotion de la démocratie, il n’existe aucun cadre analytique commun au Gabon permettant de saisir leur interrelations. Les remèdes du système en place paraissent être proposés sans qu’ait été préalablement établi un diagnostic précis de la situation du Gabon, qui aurait mis en évidence les véritables problèmes dont le Gabon souffre et les maux à traiter en première urgence. Sans cadre analytique, toute tentative de réforme est vouée à l’échec, faute d’une vision d’ensemble des problèmes sous-jacents et des réformes concrètement réalisable.

Si l’on ne dispose pas d’instruments de mesure permettant d’évaluer la situation réelle du pays et de prévoir ce qu’il adviendra selon que les réformes proposées seront ou non adoptées, on court le risque de désastreux faux pas. Si on soumet notre nouvelle constitution, selon les travaux du Dialogue National Inclusif, à un référendum et qu’on en arrive à constater des campagne d’influence pour un vote du OUI ou du NON, c’est reconnaître quelque part que les travaux issus de ce Dialogue National Inclusif n’ont pas été menés pour la mise en place d’une meilleur gouvernance qui prend en considération la transparence, la responsabilité, la lutte contre la corruption et la promotion de la démocratie.

La population gabonaise doit être mise au centre des préoccupations gouvernementales. Elle doit faire l’objet d’une écoute particulière, d’une formation et d'une éducation d’un citoyen outillé. Cependant, nous constatons que la population gabonaise fait l’objet de beaucoup de manipulation et de mise à l’écart dans le processus de gouvernance publique au Gabon.




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