OLIGUI NGUEMA VISITE L'AFRIQUE EN MINIATURE

La République du Cameroun, surnommé « l'Afrique en miniature » en raison de sa diversité climatologique, minière, géographique, humaine, linguistique et culturelle », est un État d'Afrique du Centre-Ouest. Le pays s'étire vers le nord jusqu'au lac Tchad, reliant l'Afrique équatoriale à l'Afrique occidentale et constituant un pont entre l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale. Le sud-ouest du pays présente une importante chaîne volcanique dominée par le mont Cameroun, qui est le point culminant d'Afrique centrale avec 4 100 m d'altitude et le golfe de Guinée au sud-ouest. Les langues officielles sont le français et l'anglais pour un pays qui compte une multitude de langues locales. La frontière entre le Cameroun et le Gabon est une frontière terrestre longue de 298 km ; elle se situe au nord du Gabon et au Sud du Cameroun. Elle est la plus petite des trois frontières terrestres du Gabon après la frontière avec la République du Congo (1 903 km) et celle avec la Guinée équatoriale (350 km). Elle est matérialisée par différents cours d’eau dont la Kyé, le Ntem, le Kom et l'Ayina.

Aux anciens royaumes (Bamoun, Bonjongo, Adamaoua, Garoua) succède au xixe siècle la colonisation allemande qui place le Cameroun sous protectorat. À l'issue de la Première Guerre mondiale, le Cameroun est placé sous mandat de la Société des Nations et confié à l'administration de la France pour sa partie orientale et du Royaume-Uni pour sa partie occidentale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il est placé sous tutelle de l'ONU, qui réattribue son administration aux deux pays. L'ancienne tutelle de l'ONU sous administration française accède à l'indépendance sous l'appellation de république du Cameroun le 1er janvier 1960 avec comme président Ahmadou AHIDJO. Elle est rejointe par le Cameroun méridional (partie du territoire sous administration britannique) le 1er octobre 1961 pour former la république fédérale du Cameroun qui, le 20 mai 1972, est renommée en république unie du Cameroun, puis république du Cameroun en 1984. Depuis la démission d'AHIDJO en 1982, Paul BIYA sert comme président du pays. Comme pour la plupart des États d'Afrique, les frontières actuelles du pays résultent de la colonisation européenne qui a séparé des mêmes ethnies telles que les Fang-Beti qui se trouvent au Cameroun et au Gabon.

Le Cameroun est aujourd'hui membre de droit de l'Organisation internationale de la francophonie, du Commonwealth ainsi que de l'Organisation de la coopération islamique.


Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, le président de la transition Gabonaise a été en visite  le mercredi 06 décembre 2023 à Yaoundé au Cameroun. Une visite attendue de longue date, depuis la prise de pouvoir du général au palais de rénovation de Libreville. Brice OLIGUI NGUEMA s'était en effet déjà rendu chez tous ses homologues de la sous-région, sauf à Yaoundé où il a rencontré le mercredi 06 décembre 2023 en après-midi en tête-à-tête, le président Paul BIYA. Poursuivant sa tournée dans la sous-région Afrique centrale, le Président de la Transition, Président de la République, Chef de l'État, le Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA s'est rendu à Yaoundé dans le cadre d'une visite de travail et d’amitié, à l'invitation de son homologue SE Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

L'actualité régionale, continentale et internationale, ainsi que la levée des sanctions contre le Gabon auprès des instances sous régionales telles que la CEEAC et l'Union Africaine ont  été évoquées au cours de ces échanges entre les deux autorités. Une rencontre chaleureuse qui s'est soldée par un échange de présents symboliques entre les deux Chefs d'État. Respectueux du principe de souveraineté des États et désireux d'améliorer la coopération entre le Gabon et le Cameroun, le Président Paul BIYA a rassuré son hôte du soutien et de l'accompagnement du peuple camerounais au Gabon durant le processus de transition.

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a eu une rencontre fructueuse avec le Président camerounais Paul BIYA. Ils ont discuté également de la pérennité des accords en place, affirmant l'engagement du Gabon à contribuer au développement de la sous-région. Au cœur de cette importante entrevue figuraient essentiellement, les objectifs et la feuille de route du CTRI ainsi que la consolidation et le développement de nouveaux domaines de coopération sur l'axe Libreville-Yaoundé.

Il convient de noter que le Gabon et le Cameroun sont membres des deux communautés sous-régionales que sont la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale ( CEEAC) et la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). Les deux pays ont mis en place depuis plusieurs décennies une commission mixte de coopération et signé un ensemble de partenariats dans les domaines culturel, économique, industriel, diplomatique et sécuritaire.

La tournée diplomatique du président gabonais dans la sous-région touche quasiment à sa fin. Alors que Libreville a été sanctionné et suspendu notamment par la Communauté des États d’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Union Africaine, après la prise de pouvoir du général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA le 30 août, le leader gabonais espère peser pour retourner pleinement dans le concert des nations. En trois mois, il a vu la quasi-totalité des chefs d’État de la région.

Dans la sous-région, seul le président angolais n’a pas encore vu le général OLIGUI NGUEMA. « Des contacts sont en cours. Une rencontre devrait avoir lieu bientôt », assure pourtant le porte-parole de la présidence gabonaise Télesphore OBAME NGOMO, qui reste confiant quant à un retour prochain de Libreville dans le concert des nations. « Aucun président n’a montré une volonté de maintenir notre pays sous sanctions », révèle-t-il.

Le plaidoyer gabonais est intense : à travers rencontres bilatérales et sommets internationaux, le général OLIGUI NGUEMA voyage, consulte, explique à tous pourquoi il a pris le pouvoir. « Nous avons essayé de rassurer nos pairs qui ont des inquiétudes, tout en pointant la volonté des Gabonais de vivre dans une ère nouvelle », a indique Télesphore OBAME NGOMO, ajoutant que la balle est désormais dans le camp des autres nations.

Libreville estime avoir fait le maximum. Le fait que le coup d’État se soit déroulé sans effusion de sang plaide aussi sa cause. Le calendrier de transition exigé par les partenaires avant toute levée des sanctions a par ailleurs été dévoilé il y a presqu’un mois.

Le Gabon dit avoir reçu des assurances de ses voisins. Par exemple, le Cameroun aurait promis « un soutien total » si l’on en croit le général OLIGUI NGUEMA.

« Nous espérons sortir de cette période émotionnelle et aller de l'avant », estime Télesphore OBAME NGOMO. Libreville veut maintenant croire en une levée de sanctions au sommet extraordinaire de la CEEAC, prévu à Malabo le 15 décembre.

Après le Congo Brazzaville où il a de solides soutiens et la Guinée-Équatoriale avec qui les relations avaient finis par se détendre pour devenir très cordiales l’étape du Cameroun marque pour Brice OLIGUI NGUEMA un succès diplomatique évident, nul doute qu’il assoit un peu plus sa stature d’homme d’État.



GABON INTERNATIONAL


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