RASSURER LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Le Gabon, invité avant le putsch du 30 août 2023, a été représenté par le Premier Ministre de la transition, Monsieur Raymond NDONG SIMA, qui a été accompagné du Ministre des Affaires Étrangères, SEM Régis Michel ONANGA et sa collègue de la Communication, Madame Laurence NDONG à la 78ème session de l’Assemblée générale des Nations unies qui s’est tenue du 19 au 23 septembre et le 26 septembre à New York.

Comme chaque année, les États membres des Nations unies se réunissent du 19 au 23 septembre et le 26 septembre à New York pour évoquer les grands dossiers qui agitent le monde. Outre la guerre en Ukraine, il sera essentiellement question de l’urgence climatique, notamment à travers les 17 Objectifs de développement durable (ODD) à atteindre d’ici 2030.

Cette année, les échanges ont porté sur le thème : « Rétablir la confiance et raviver la solidarité mondiale : accélérer l’action menée pour réaliser le Programme 2030 et ses objectifs de développement durable en faveur de la paix, de la prospérité, du progrès et de la durabilité pour tout le monde ».

Les dirigeants mondiaux ont discuté des moyens de progresser dans le domaine de la prévention, de la préparation et de la riposte face aux pandémies, d’instaurer la santé pour tous, de mettre fin à la tuberculose et de redynamiser les Objectifs de développement durable (ODD).

Son Excellence le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, le Président de la Transition et le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique Centrale, Son Excellence Monsieur Abdou ABARI avaient eu à échanger le mercredi 06 septembre 2023. Les échanges ont porté   sur la situation actuelle du Gabon ainsi que sur les perspectives prometteuses de la transition. En effet, Abdou ABARI a déclaré que : « l’ONU comme d’autres organisations internationales condamnent le changement anticonstitutionnel du pouvoir».

Avant d’appeler à un retour à l’ordre constitutionnel normal à travers les étapes que le Chef de l’État de transition a annoncé à travers son discours d’investiture.  Ainsi, il a affirmé que « les nations unies sont prêtes à reprendre leur coopération avec le Gabon une fois que la feuille de route aura été adoptée et qu’un nouveau gouvernement sera mis en place ».

Pour finir, il a indiqué que les agences de l’ONU établiront des contacts avec l’administration transitoire et aideront le Gabon, « un pays déterminant pour la stabilité de toute la région de l’Afrique Centrale ».


Raymond NDONG SIMA
a profité de la tribune de l’ONU pour vanter le projet du Comité de la transition pour la restauration des institutions à la tête du pays et rassurer la diplomatie mondiale. Rassurer la communauté internationale, dérouler sa feuille de route, convaincre de la sincérité du processus engagé au Gabon. Telles étaient les missions du Premier ministre gabonais.

"Je me tiens devant cette auguste Assemblée dans un contexte sans précédent pour mon pays, passé par la case frayeur à la suite d'un processus électoral chaotique qui a été interrompu par les forces de défense et de sécurité", a déclaré à la tribune de l'ONU Raymond Ndong Sima.

M. RAYMOND NDONG SIMA, Premier Ministre du Gabon, est longuement revenu sur les événements récents survenus dans son pays, ajoutant que tout observateur attentif, honnête et de bonne foi de la vie politique gabonaise de ces dernières années avait pleinement conscience de la dégradation de la situation.  Il a assuré que, pour éviter « une nouvelle forfaiture électorale », les forces de défense et de sécurité gabonaises avaient décidé d’interrompre un processus frauduleux et dangereux pour la cohésion nationale.

Et pour lui, "condamner un tel processus, c'est soutenir qu'il aurait mieux valu laisser les affrontements se faire et venir recenser ultérieurement le nombre de victimes, puisque personne dans l'opposition, personne n'était disposé à laisser cet énième hold-up électoral s'opérer".

"Cette intervention militaire sans effusion de sang, sans aucun dégât matériel constaté a été un moindre mal", a-t-il encore déclaré, décrivant les scènes de liesse de la population.

Reconnaissant toutefois qu'un "statu quo" n'était pas la solution, il a évoqué des réformes et des élections dans des délais que chacun veut raisonnables. Il a indiqué qu'il annoncerait cette semaine un calendrier de consultations de la classe politique et de la société civile, ainsi que le "chronogramme des différentes étapes qui conduiront à de nouvelles élections".

Le Premier Ministre a ensuite estimé que le système de sécurité collective et indivisible prôné par la Charte des Nations Unies apparaît comme une fiction dans de nombreuses régions du monde en proie aux soubresauts de la guerre, notamment en Afrique, où la région du Sahel, la Corne de l’Afrique, la région des Grands Lacs sont devenues de véritables épicentres de l’instabilité.  Dans la plupart de ces régions, la prédation des ressources naturelles constitue une source importante de conflictualité au point qu’elles deviennent une véritable malédiction pour les pays qui les possèdent.  La situation exige donc, de chacun des membres de la communauté, une réappropriation des objectifs de la Charte « et une réconciliation avec les aspirations des peuples du monde ».  Il a plaidé pour une véritable transformation structurelle de l’architecture de paix et de sécurité de l’Organisation, ainsi que pour l’adaptation des mécanismes de promotion de la paix et de la sécurité dans un contexte global de crises et de conflits en constante mutation.  Il a notamment préconisé le renforcement de la prévention et de la consolidation de la paix pour empêcher la résurgence de crises en période de transition ou que naissent de nouveaux conflits. 

En matière d’environnement, le Premier Ministre a fait savoir que son pays vient de bénéficier d’une restructuration de 3% de sa dette en échange d’un engagement à investir 163 millions de dollars dans la préservation de ses écosystèmes marins.  Il a invité les partenaires financiers internationaux à multiplier les initiatives de conversion de dette pour faire face aux défis du réchauffement climatique, de la perte de la biodiversité et du développement durable.

Enfin, le Premier Ministre de la Transition, Monsieur Raymond NDONG SIMA a exhorté le mercredi 20 septembre 2023, au cours de sa prise de parole pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Russie et l’Ukraine à préconiser la négociation pour un retour rapide à la paix, la guerre ayant des répercussions, y compris en Afrique et au Gabon en particulier. « Tout doit être mis en œuvre pour la désescalade et créer des conditions pour le déploiement de la diplomatie », a-t-il plaidé, rappelant que cette guerre a des répercussions au niveau mondial. Comptant parmi les membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU jusqu’à la fin de l’année 2023, le Gabon, par la voix de son Chef du gouvernement invite les parties opposées à préconiser les « négociations en bonne foi pour mettre fin à cette guerre ». « Une voie alternative à la guerre est possible, elle doit être trouvée par les canaux existants ainsi que par les résolutions pertinentes de ce Conseil », a déclaré Raymond NDONG SIMA.

Premier Ministre de la Transition M.RNS


GABON INTERNATIONAL

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

GABON : NOTRE SEMAINE DE L’ENVIRONNEMENT

GABON : La construction d’une base navale militaire chinoise au cœur des tensions.

GABON : NOTRE CINQUIÈME RÉPUBLIQUE