DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, UNE SATISFACTION INTERNATIONALE

Le dialogue national inclusif s'était ouvert le 02 avril 2024 dans la capitale Libreville (Gabon), en présence du président centrafricain, Faustin-Archange TOUADÉRA, facilitateur de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur la situation gabonaise, sept mois après le coup d’État militaire contre le président Ali BONGO. Le Général Brice OLIGUI NGUEMA, président de la transition, lançait ainsi cette consultation de toutes les forces vives de la nation censée préparer des élections en 2025. Pendant un mois, plus de 600 personnes, politiciens, société civile, religieux, militaires et autres ont discuté d’une profonde réforme du pays. Les plus de 600 personnes ont été réparties en trois commissions : politique, économique et sociale, elles-mêmes divisées en une douzaine de sous-commissions.

Le bureau du dialogue, chargé de piloter ce mois de discussions, était dominé par les religieux. Beaucoup de représentants de part et d’autres, mais on a néanmoins remarqué des absences significatives. L'abbé Jean Bernard ASSEKO MVE, prêtre du diocèse d'Oyem (GABON) et porte-parole du dialogue, avait rappelé les grandes attentes autour de cet événement : « Les populations gabonaises voudraient que leur pays accède à une démocratie véritable où les Gabonais vont avoir la liberté de pouvoir choisir leurs dirigeants. Ensuite, le Gabon a été un pays riche et très sous-peuplé et, aujourd'hui, la population gabonaise se trouve malheureusement pauvre. Elle attend donc que les dirigeants arrivent à répartir les richesses de façon à ce que tous les Gabonais soient heureux, qu'un plus grand nombre tire profit des richesses du Gabon. » Enfin, poursuivait le porte-parole, le dialogue vise à « amener les Gabonais à une forme de réconciliation ».

Particulièrement attendu, le rapport politique a recommandé un régime présidentiel dans la future constitution. Dans le détail, les commissaires ont proposé la suspension de toutes les formations politiques jusqu'à la mise en place de nouvelles règles plus strictes, ce que refusent déjà certains partis politiques. « Le Gabon vit dans un environnement international et il n'est pas de bonnes lois comme l'exige la législation internationale de suspendre les partis politiques. »,  a déclaré Joël NGOUENINI, Président d'un parti politique. La durée de la transition est quant à elle maintenue à deux ans avec un an de sursis en cas de force majeure. D'autres recommandations sur la souveraineté et l'immigration, privilégiant les intérêts des Gabonais, ont été proposées. La communauté internationale demeure satisfaite sur le respect, jusqu'ici, d'un calendrier de deux ans pour rendre le pouvoir aux civils.

Ce document de 1 000 résolutions remis dans l'une des grandes salles de la présidence, sous les lustres et les hauts plafonds blancs, devant les militaires, commissaires du dialogue, diplomates, politiques, dignitaires. « Bien que certains sujets aient donné lieu à des débats houleux, vous avez su dépasser vos égos, vaincre vos rancœurs afin de tracer les sillons d'un Gabon nouveau », a félicité le président du dialogue, Monseigneur IBA-BA.

Toutes les interventions à la plénière de clôture du Dialogue National Inclusif convergent dans le même sens et ont pour objectifs principaux le développement social, économique et la souveraineté nationale. Les participants qui ont pendant 25 jours travaillé d’arrache-pied à redonner au Gabon un nouveau visage se disent satisfaits d’avoir contribué à cette mission salvatrice.

En sa qualité de facilitateur de la CEEAC pour le cas du Gabon, le Professeur Faustin Archange TOUADERA a adressé en son nom propre et en celui de ses pairs de la CEEAC, ses vives félicitations à son Homologue gabonais pour le respect du chronogramme de la transition, pour le bon déroulement et le succès des travaux du dialogue national inclusif qui font du Gabon une fierté dans l'espace sous-régional.





GABON INTERNATIONAL


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