DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, UNE SATISFACTION INTERNATIONALE
Le bureau du dialogue, chargé de piloter ce mois de discussions, était dominé par les religieux. Beaucoup de représentants de part et d’autres, mais on a néanmoins remarqué des absences significatives. L'abbé Jean Bernard ASSEKO MVE, prêtre du diocèse d'Oyem (GABON) et porte-parole du dialogue, avait rappelé les grandes attentes autour de cet événement : « Les populations gabonaises voudraient que leur pays accède à une démocratie véritable où les Gabonais vont avoir la liberté de pouvoir choisir leurs dirigeants. Ensuite, le Gabon a été un pays riche et très sous-peuplé et, aujourd'hui, la population gabonaise se trouve malheureusement pauvre. Elle attend donc que les dirigeants arrivent à répartir les richesses de façon à ce que tous les Gabonais soient heureux, qu'un plus grand nombre tire profit des richesses du Gabon. » Enfin, poursuivait le porte-parole, le dialogue vise à « amener les Gabonais à une forme de réconciliation ».
Particulièrement attendu, le rapport politique a recommandé un régime présidentiel dans la future constitution. Dans le détail, les commissaires ont proposé la suspension de toutes les formations politiques jusqu'à la mise en place de nouvelles règles plus strictes, ce que refusent déjà certains partis politiques. « Le Gabon vit dans un environnement international et il n'est pas de bonnes lois comme l'exige la législation internationale de suspendre les partis politiques. », a déclaré Joël NGOUENINI, Président d'un parti politique. La durée de la transition est quant à elle maintenue à deux ans avec un an de sursis en cas de force majeure. D'autres recommandations sur la souveraineté et l'immigration, privilégiant les intérêts des Gabonais, ont été proposées. La communauté internationale demeure satisfaite sur le respect, jusqu'ici, d'un calendrier de deux ans pour rendre le pouvoir aux civils.
Toutes les interventions à la plénière de clôture du Dialogue National Inclusif convergent dans le même sens et ont pour objectifs principaux le développement social, économique et la souveraineté nationale. Les participants qui ont pendant 25 jours travaillé d’arrache-pied à redonner au Gabon un nouveau visage se disent satisfaits d’avoir contribué à cette mission salvatrice.
En sa qualité de facilitateur de la CEEAC pour le cas du Gabon, le Professeur Faustin Archange TOUADERA a adressé en son nom propre et en celui de ses pairs de la CEEAC, ses vives félicitations à son Homologue gabonais pour le respect du chronogramme de la transition, pour le bon déroulement et le succès des travaux du dialogue national inclusif qui font du Gabon une fierté dans l'espace sous-régional.
GABON INTERNATIONAL


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