OLIGUI NGUEMA : VISITE DANS UN PAYS AVEC UNE GRANDE HISTOIRE

La Guinée-Bissau est un pays lusophone d'Afrique de l'Ouest. Sa capitale est Bissau. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et de l'Organisation de la coopération islamique. La Guinée-Bissau est baignée par l'océan Atlantique, limité au nord par le Sénégal, à l'est et au sud-est par la république de Guinée, ces deux derniers États étant francophones. La Guinée-Bissau s'étend sur 36 120 km2, 28 000 km2 de terre et 8 120 km2 de mer (ce qui est à peine plus étendu que la Belgique), et comprend environ 80 îles et îlots de l'archipel des Bijagos (ou « archipel des Bissagos »).

Depuis la décolonisation, le pays est en proie à une instabilité chronique avec des tentatives de renversement du pouvoir par la violence. Aucun président n'a d'ailleurs pu parvenir à la fin de son mandat. L'armée, au sein de laquelle l’ethnie balante est prédominante, joue un rôle essentiel dans la vie politique du pays.

Le 14 novembre 1980, João Bernardo Vieira dit « Nino Vieira » renverse le président Luís Cabral, demi-frère du leader indépendantiste Amílcar Cabral et au pouvoir depuis l'indépendance, par un coup d'État militaire sans effusion de sang. La Constitution est suspendue et un conseil militaire de neuf membres de la révolution présidé par Vieira est mis en place.

En 1984, une nouvelle constitution est approuvée et ramène le pays à la règle civile. La Guinée-Bissau, comme une grande partie de l'Afrique subsaharienne, se tourne vers la démocratie multipartite au début des années 1990 avec la fin de la Guerre froide.

Au premier tour de l’élection présidentielle le 3 juillet 1994, Vieira sort vainqueur du deuxième tour le 7 août 1994 avec 52,02 % des voix contre 47,98 % pour Kumba Ialá, un ancien conférencier de philosophie. Les observateurs internationaux des élections ont en général considéré le scrutin comme honnête. Vieira est proclamé premier président de la République démocratiquement élu le 29 septembre 1994.

Après une tentative échouée de coup d'État contre le gouvernement en juin 1998, le pays tombe dans une brève mais violente guerre civile entre les forces restées fidèles à Vieira et celles du chef d'état-major de l'armée Ansoumane Mané, ancien compagnon d'arme du chef de l’État pendant la guerre d'indépendance. Les rebelles renversent finalement le gouvernement de João Vieira le 7 mai 1999 qui trouve refuge à l'ambassade du Portugal avant de s'exiler au Portugal.

Kumba Ialá est élu président en 2000 mais est renversé par un coup d'État sans effusion de sang en septembre 2003. D'ethnie balante, celui-ci était accusé de favoriser sa communauté et s'était discrédité en dissolvant en 2002 l'Assemblée nationale tout en repoussant sans cesse de nouvelles élections législatives.

Le pays entreprend alors à nouveau avec difficulté une phase de normalisation démocratique, culminant avec l'organisation d'élections législatives en 2004 et d'une élection présidentielle le 24 juillet 2005 qui voit le retour à la tête du pays de João Bernardo Vieira dit « Nino Vieira », l'ancien président déposé en 1999 par un coup d’État militaire qui s'était présenté en indépendant. Pour gouverner, Nino Vieira, fortement contesté, conclut une alliance tactique avec son ennemi historique, le général Batista Tagme Na Waie, en le nommant chef d'état-major.

Cependant, le 1er mars 2009, le chef d'état-major des forces armées, le général Batista Tagme Na Waie, est tué dans un attentat à la bombe. Le président João Bernardo Vieira, que certains militaires tiennent pour responsable de cet attentat dans la mesure où il entretenait des relations historiquement exécrables avec ce dernier, est assassiné à son tour, le 2 mars 2009, par des hommes armés. Pour lui succéder, Malam Bacai Sanhá, est élu président le 26 juillet 2009.

Parallèlement, la Guinée-Bissau est gangrenée par le trafic de drogue et qualifiée à ce titre de « narco-État » par l'Office des Nations unies contre les drogues et le crime. Ainsi, les attentats contre le chef d'état-major Tagme Na Waie et le président Vieira ont probablement été fomentés par les trafiquants colombiens, peut-être en représailles de la destitution en août 2008 du contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, chef de la marine nationale, qui couvrait le trafic avec Antonio Indjai.

Le 1er avril 2010, une tentative de coup d'État menée par Antonio Indjai et l'ancien contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto aboutit à l'arrestation du Premier ministre Carlos Gomes Júnior et d'une quarantaine d'officiers dont le chef d'état-major de l'armée, José Zamora Induta, dans un coup de force présenté comme « un problème purement militaire ». À la suite de manifestations de soutien au Premier ministre, Antonio Indjai menace de tuer ce dernier avant d'expliquer dans une allocution que l'armée « réitérait son attachement et sa soumission au pouvoir politique ». Le Premier ministre est relâché le lendemain tandis qu'Indjai se présente comme le nouvel homme fort de l'armée.

Le 12 avril 2012, un coup d'État mené par l'armée dépose le Premier ministre Carlos Gomes Júnior dans le contexte d'une élection présidentielle contestée. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) prennent des positions fortes contre ce coup d'État et examinent les possibilités d'intervention politique et militaire. L'Union africaine suspend la Guinée-Bissau le 17 avril 2012. Mamadu Ture Kuruma devient de facto le dirigeant du pays. Manuel Serifo Nhamadjo, président de l'Assemblée nationale populaire, devient président de la République par intérim.

En 2014, José Mário Vaz remporte l'élection présidentielle du 13 avril 2014, marquant le retour progressif à la légalité constitutionnelle. Pour autant, l'instabilité persiste.

Au mois de septembre 2016, le président guinéen Alpha Condé, médiateur de la crise bissaoguinéenne, et son homologue de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma obtiennent un compromis politique signé le 10 septembre 2016 par toutes les parties : ce sont les accords de Conakry.

Finalement, l'élection présidentielle de fin 2019 voit la défaite du candidat de l'ex-parti unique, au pouvoir depuis 1974, et la victoire d'Umaro Sissoco Embaló, ancien général et ancien Premier ministre devenu opposant. La confirmation de ce résultat est compliquée, donnant lieu à des allers et retours entre la Commission électorale et la Cour suprême mais c'est la première transition politique qui s'effectue pacifiquement. L'investiture d'Umaro Sissoco Embaló a lieu le 27 février 2020. La passation de pouvoir s'effectue ensuite au palais présidentiel. Nuno Gomes Nabiam est nommé Premier ministre le lendemain, le 28 février 2020.

La Guinée-Bissau et le Gabon entretiennent des relations fortes pour des questions politiques et de gouvernance. Feu président Omar BONGO ONDIMBA a toujours été auprès de la Guinée-Bissau dans les moments compliqués. Pour rappel, le 15 novembre 2022, sous la présidence d’Ali BONGO ONDIMBA, le Gabon et la Guinée-Bissau ont paraphé un nouvel accord cadre qui lie les deux pays dans plusieurs domaines d’activités. Ce renforcement de la coopération bilatérale s'articule à la fois autour des Consultations dans les domaines politique et diplomatique, et dans un cadre général de coopération.

« On vient de signer deux accords pour renforcer les liens de coopération entre nos deux pays. Le Gabon est un pays frère de la Guinée-Bissau, on a toujours eu des rapports diplomatiques », avait déclaré Umaro Sissoco Embaló.

Le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a été invité par son homologue bissau-guinéen pour participer à l’Avenue Amilcar Cabral à la célébration du 50ème anniversaire de l'accession à la magistrature suprême de la République de Guinée-Bissau réaffirmant ainsi son engagement envers une coopération mutuellement dynamique entre ces deux pays frère.

Cette commémoration, marquée par la présence de plusieurs Chefs d'État, de leaders politiques, du corps diplomatique, des organismes internationaux, et d'éminents anciens dirigeants, a été un moment symbolique et historique pour ce pays ami.

Après les parades militaire, populaire et la revue des troupes marquant l'événement, le Général Umaro Sissoco Embaló a livré une adresse au peuple bissau-guinéen à travers laquelle il a rendu hommage aux héros de l'indépendance de la Guinée-Bissau.

Au terme de cette cérémonie, le Président de la Transition a adressé ses félicitations à son Homologue pour l'organisation des festivités et s’est dit honoré par l’accueil qui lui a été réservé en terre bissau-guinéenne. S E le Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a par ailleurs saisi ces moments pour réitérer la volonté du Gabon de développer un partenariat actif avec la Guinée-


Bissau
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GABON INTERNATIONAL


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